Avez-vous déjà vu… un DJ en blouse blanche qui crée des sites web ?
Ce n’est pas (encore) un épisode de la web série à laquelle Alain Chabat prête sa voix, mais après tout il ne tient qu’à l’équipe de superhuit de le réaliser !

Je m’appelle Pierre, cela fait maintenant 6 mois que j’ai commencé à travailler pour notre agence basée à Lausanne, et voici donc venu le temps de vous en dire un peu plus à propos de moi.

Pourquoi la blouse blanche ? Parce que, avant de laisser mes doigts courir sur le clavier 8 heures par jour, je taquinais les pipettes, les boites de Petri et incubateurs de cellules. Avant d’être développeur web à plein temps, donc, j’ai travaillé pour le fameux Institut Pasteur de Lille, celui où Louis Pasteur lui-même a mis au point les premiers vaccins plus d’un siècle plus tôt. N’hésitez pas, d’ailleurs, à aller faire un tour au musée situé sur le Campus si vous avez un jour la chance de visiter la très jolie et cosmopolite ville de Lille, dans le Nord de la France. A Lille, pendant plus de 10 ans, j’ai travaillé sur un virus anti-cancer.

« Un virus… ?! Contre le cancer ?! » Je vous entends déjà protester voire sourire, le regard narquois… mais il s’agit bel et bien d’une nouvelle génération de médicaments, à laquelle personne ne croyait. Il y a encore 20 ans, il fallait être fou pour se lancer là-dedans… et pourtant, les premiers essais cliniques qui se sont terminés ces dernières années ont permis de sauver la vie à certaines personnes, tout en ne provoquant presque aucun effet secondaire, ce qui est incroyable quand on connaît les possibles ravages de la chimiothérapie. Au-delà des nouveaux espoirs qu’elle donne aux patients, cette nouvelle génération de médicaments va représenter un marché de plusieurs dizaines de milliards de dollars d’ici 2025, marché dans lequel plusieurs grands groupes pharmaceutiques ont commencé à s’engager.

Du rêve à la réalité…

Imaginer quelque chose, concevoir un plan pour y arriver, essayer, échouer, réfléchir, recommencer, et gagner. Voilà un résumé de ma vie, qui ressemble à une succession de courbes de Gauss, ces courbes qui ressemblent à des montagnes russes. C’est ce chemin qui m’a permis de passer des « montagnes russes » aux vraies montagnes… suisses.

En 2006, il fallait que j’apprenne une nouvelle technique au laboratoire, et il fallait d’abord trouver un endroit pour l’apprendre. Étant Franco-Suisse, d’un père suisse et d’une mère française, j’ai toujours gardé un contact fort avec la Suisse et c’est tout naturellement que j’ai demandé à effectuer un stage à Genève. Pour moi, qui ne connaissais de la Suisse que les Grisons (aujourd’hui célèbres partout en Europe grâce à cette délicieuse viande séchée qu’on sert avec la raclette), ce fut la découverte de la riviera lémanique, dont je suis tombé amoureux. J’ai rencontré de formidables amis, dont certains qui vivaient à Lausanne.

« 2001, Odyssée de l’Espace ». « 2007, Premier Contact avec Lausanne ». « 2017, Premier Emploi de Développeur Web à Lausanne » ! Les deux derniers titres ne sont pas des romans d’Arthur C. Clarke ni des films de Stanley Kubrick, mais ce sont tout de même deux dates charnières pour moi.

Passer du rêve de travailler à Lausanne… à la réalité.
Passer du rêve de passer mes journées à créer des sites web et des applications web et mobiles… à la réalité.
Imaginer quelque chose, concevoir un plan pour y arriver, essayer, échouer, réfléchir, recommencer, et gagner… je pense que vous avez saisi le motif qui se dessine, une boucle en forme de 8… qui a dit, de superhuit ? 😉

Après avoir mis un premier pied dans l’industrie de la technologie, ayant rédigé plusieurs articles pour les sites AppStorm appartenant à Envato, puis avoir amorcé ma reconversion grâce à WeLoveDevs, je suis donc aujourd’hui développeur web front end. Maintenant, grâce à Felipe, vous savez ce que c’est, et pour résumer, disons que je transforme les jolies créations de notre équipe de designers en successions de lignes de code, qui une fois interprétées par votre navigateur web préféré, donnent de jolis sites web colorés, interactifs et accessibles.

Et vous savez ce qui est le plus drôle dans l’histoire ? C’est que nous concevons les sites web de nos clients en suivant les principes du design atomique… et donc je me retrouve à coder des « atomes », des « molécules » et des « organismes » derrière un écran d’ordinateur, après les avoir étudiés en laboratoire. Quand je disais que la boucle est bouclée…

Où il est question de microsillons, de crayons et de cakes salés…

Quand je ne traverse pas le lac Léman à bord d’un bateau Belle Epoque, ayant l’impression de faire une mini-croisière sur le Mississipi, pour aller travailler dans nos chaleureux locaux en plein cœur du vieux Lausanne, j’occupe mon temps libre en laissant s’exprimer ma créativité. Par la musique, d’abord : cela fait presque 20 ans que je suis DJ, ayant mixé sur presque tous les types de support, du vinyle au numérique. Mon rêve personnel s’est concrétisé en 2012, quand j’ai décroché une résidence dans l’un des premiers clubs de Lille spécialisé en musique électronique, l’aujourd’hui regretté Kiosk Klub.

Depuis quelques années, cette passion est un peu mise entre parenthèses même si je taquine encore les platines quelques fois par an. Mais je garde le contact avec la scène locale, notamment en laissant s’exprimer le côté visuel de ma personnalité: j’ai réalisé de nombreux flyers pour des soirées et ai notamment créé la charte graphique et le branding du concept Stereo Chic, imaginé et concrétisé par mon frère, et qui accueille régulièrement des centaines de clubbers dans divers endroits de la métropole lilloise.

Et enfin, dans mon bel appartement cosy à Evian, je passe une bonne partie de mes weekends à concocter de bons petits plats, même si mes collègues n’en voient que les cakes salés, partie immergée de l’iceberg.

Alors, avez-vous déjà vu un DJ en blouse blanche qui crée des sites web ?
Maintenant, oui 🙂

 

Pierre